Service international

Arpenteur-géomètre et globe-trotter

Le travail de l’arpenteur-géomètre québécois ne connaît pas de frontières. C’est ce que prouve Olivier Chaumont dans l’exercice de ses fonctions chez Boréalis. Cette firme active à l’international propose des solutions en responsabilité sociale et environnementale à de grandes entreprises du domaine pétrolier, gazier et minier.

Les projets de l’industrie extractive génèrent des impacts dans les milieux où ils se déroulent, allant jusqu’à la relocalisation de familles. En raison de l’ampleur des enjeux et de certains antécédents, cette industrie se retrouve bien souvent sous la loupe des médias. Les entreprises soucieuses de leur impact font donc appel à des firmes comme Boréalis pour mieux gérer et encadrer leur intervention sur le plan humain. L’objectif : limiter leur empreinte dans le paysage et les communautés.

« Nos services-conseils visent, par exemple, à aider les entreprises à établir des processus de gestion d’impacts sociaux comme la compensation ou la réinstallation des familles touchées par les projets afin de maintenir leur qualité de vie, précise Olivier Chaumont. D’autres initiatives visent à favoriser l’emploi local et les investissements dans la communauté. Du côté social ou environnemental, on veille à ce que les interventions respectent au maximum les indicateurs de performance et les normes internationales comme les normes de la Banque Mondiale ou les principes de l’Équateur. »

Dans le concret

À titre d’exemple, Boréalis est intervenu en République dominicaine lors de la construction d’une nouvelle ligne électrique visant à alimenter une mine. « Il fallait créer des droits de passage sur une largeur de 40 à 60 mètres, le long d’une ligne de 225 km, décrit l’arpenteur-géomètre. Il a donc fallu relever tous les terrains pour inventorier les biens (maisons, arbres, cultures) des gens de la zone visée et établir des compensations. Au moment d’intervenir avec les arpenteurs, les notaires et les avocats locaux, nos connaissances légales ont une valeur ajoutée. »

Pour la cueillette et la gestion des informations sur le site des projets, Boréalis a mis au point un système informatisé de données permettant d’inventorier les gens, leur terrain, leurs biens, etc. Ce système accessible en ligne informe également les gestionnaires des risques potentiels et de la progression du projet en terme d’impacts. Ainsi, il est possible de faire un suivi serré du niveau de vie des familles relocalisées au moyen d’indicateurs économiques, mais également sociaux tels que l’éducation, la santé et l’accès à l’eau potable. En cas de baisse, les gestionnaires peuvent réagir plus tôt et éviter les potentiels débordements sociaux.

« Cet outil intègre les technologies géomatiques afin de représenter, sur une carte par exemple, différents types de données sociales ou environnementales révélées par l’analyse géographique des lieux. Avec ce portrait juste de la réalité, les clients de Boréalis peuvent prendre de meilleures décisions », explique Olivier Chaumont. Voilà en somme un exemple qui illustre la contribution des arpenteurs-géomètres à une autre facette des sciences sociales et environnementales.